• Le BLEES en danger !

    Suite à une chaîne de décisions prises par la municipalité, toutes plus irréfléchies qu’irresponsables, cette association qui porte le basket à Lentilly depuis 1969 a bien failli disparaître de notre paysage associatif.

    Comment en est-on arrivé là?

    Après avoir refusé l’accès à la pelouse pour la période hivernale aux petits footballeurs du Football Club des Pays d l’Arbresle (FCPA), la municipalité tente de se rattraper en octroyant au FCPA des créneaux horaires jusque-là dévolus au BLEES à l’intérieur du gymnase. De 13h30 à 15h45, ce ne sont pas moins de 80 enfants qui évoluent pourtant chaque mercredi sous les panneaux de basket.

    Aucune concertation n’a bien sûr présidé à une telle décision et les conséquences qui s’annoncent pour le club sont énormes : perte de 80 adhérents, perspective de licenciement pour ses deux salariés… Le président du club ne voit alors pas d’autre alternative que la démission du bureau et la liquidation de l’association.

    Déconcerté, le BLEES se tourne tout naturellement vers l’Office Municipal des Sports afin de chercher une solution car, même si Madame le Maire ne veut plus en entendre parler, il reste le lieu d’échange privilégié des associations sportives.

    Nous sommes alors le 3 novembre et le temps est compté. Le président de l’OMS s’active pour apaiser les tensions naissantes et maintenir le dialogue entre le FCPA et le BLEES. Le soir même, le BLEES organise une réunion de crise afin d’annoncer par voie de presse les graves décisions qui s’imposent.

    Madame le Maire, conviée à cette réunion et épaulée de cinq de ses adjoints et conseillers, tente d’accréditer sa version des faits. Curieusement, l’adjoint aux sports et associations a cru préférable de ne pas être présent. On murmure que c’est parce qu’il serait en désaccord total avec les décisions prises par la municipalité.

    Pour Anne Van Berg, présidente du FCPA, l’incompréhension est totale. Persuadée que la mairie avait trouvé une alternative pour que le basket ne soit pas lésé, elle avait planifié les séances d’entraînement en fonction. Elle n’aura finalement eu d’autre choix que de chambouler à nouveau les plannings et de s’expliquer dans un courrier aux parents, car pour elle et son équipe dirigeante, il est inconcevable de voir le basket disparaître de Lentilly : pour le FCPA, il ne peut-être question de « voler » des plages horaires au BLEES.

    Grâce au dialogue entre les associations et à l’intelligence des dirigeants associatifs de notre commune, la solution sera servie sur un plateau à Madame le Maire qui, tout sourire, n’a pas pris la mesure du ras le bol et des frustrations générées par ses décisions unilatérales et inconséquentes.

    Le BLEES et l’OMS remercient vivement le FCPA et sa présidente pour leur écoute et leur compréhension.

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