• Une soirée à Lentilly : Les ailes du désir ou l’audit financier, il fallait choisir

    L’audit financier :

    Affligeante, cette séance, où l’on nous a expliqué qu’il faut se constituer un bas de laine au cas où très, très, très hypothétiquement, la trésorerie réglerait ses mandats plus tôt que prévu. Et cet emprunt qui n’est surtout pas un emprunt puisqu’on ne règlera des intérêts que sur les sommes qu’on n’empruntera sûrement pas.

    Rien n’a démontré une mauvaise utilisation de l’argent des Lentillois durant le mandat précédent : lorsque l’actuelle majorité regrette la réalisation des logements sociaux dont les loyers sont bas, elle nous dit qu’elle rejette la part que toute commune doit consacrer à la solidarité. C’est une question de philosophie; et elle ne tient pas compte de la baisse conséquente de l’amende liée à la loi SRU.

    Lorsqu’elle essaye de faire pitié en disant qu’il leur a fallu changer un tableau électrique et un ordinateur, elle veut ainsi faire croire qu’elle a hérité d’une commune en mauvais état. Mais ça n’est pas crédible. Rien de plus normal que d’entretenir les équipements durant les six années à venir comme cela a été fait durant les six années précédentes (douches et revêtement du gymnase rebillard, renouvellement important du matériel des espaces verts, ameublement des nouveaux locaux, etc…)

    Et puis il y a des manières de faire des économies qui n’en sont pas : réduire le budget de la saison culturelle en achetant des spectacles à bas coût et ne vendre finalement que la moitié des places, économiser les cachets d’une collaboratrice compétente en la remplaçant par un personnel de la mairie à temps plein…en fin de compte, on est perdant sur le plan financier et sur le plan qualitatif.

    Concernant le coût du périscolaire on a senti le vague et la confusion. Dommage, alors que la commune avait la chance d’avoir précédé les besoins, que la mise en œuvre à reculons de ce service occasionne tant de gêne et de mécontentement parmi les parents.

    Tout en fin de séance, sont arrivées les annonces de quelques projets dont les deux plus marquants étaient déjà prévus par l’équipe précédente (extension de la maison de retraite, agrandissement du gymnase Jacques Cœur). Peu de souffle, peu de perspectives.

    En conclusion cet audit a été réalisé dans le but de justifier un plan de mandat faible, plus marqué par ce que l’on veut défaire que par ce que l’on veut entreprendre.

     

    On pouvait aussi aller voir « Les ailes du désir » de Wim Wenders :

    Als das Kind Kind war” …du pur Bonheur

     

    Frédérique Hamadene

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